Quadrirème Romaines (-250 av.jc., 150 ap.jc)


Quadrireme Romaine
Une Quadrirème Romaine, première guerre Punique, 260 av.JC.

Les opérations navales durant la première guerre Punique furent déterminantes pour la victoire des armes Romaines. Même jouant de malchance en perdant deux flottes suite à la défaveur des Dieux (Tempêtes), les forces navales Romaines constituées à la hâte, mais pas, dans l'imagerie classiquement entretenue, copiée des constructeurs grecs ou d'un navire Carthaginois capturé et répliqué en grande quantité, car Rome avait depuis longtemps entretenue ponctuellement de petites flottes par l'entremise de Tarente ou de Syracuse, et eu accès bien avant 200 av. J.C. a la mise en oeuvre de Pentécontores, Birèmes et Trirèmes. Ce ne fut que lorsque que le nouveau standard Grec devint la "4" (Tétrère) développée avec succès par Rhodes et reprise par les Carthaginois (voir navire de Marsala), que les Romains firent à leur tour bon accueil à ce type de bâtiment, à peine plus grand que la trière mais ayant une plus grande force de manoeuvre. Il n'empêche que la légende veut encore qu'en capturant une Tétrère Rhodienne servant de navire rapide à la flotte Carthaginoise, les Publicains Romains l'aient fait répliquer en masse et en un temps record à 200 exemplaires, constituant la première flotte de Rome.

L'illustration du haut ici présente décrit une quadrirème de l'époque de la Rome républicaine, vers 260 av.J.C. C'est l'une des toutes premières "Tétrères" Romaines, et sa construction dénote d'influences Grecques et de particularités Romaines: La poupe, encore complexe, est clairement d'inspiration grecque. Par la suite, les navires Romains simplifieront leur coque à l'arrière, et remplaceront la figure de poupe recourbée par un simple prolongement de la quille, notamment pour simplifier la construction. La coque est haute, mais renforcée par des porques qui font saillie entre les apostis, et un renfort longitudinal court depuis la proue à la poupe, sur lequel un épais cordage vient solidariser la poupe. Six machines de jet sont visibles, dont quatre balistes latérales et deux scorpions à l'avant. Un corbeau est bien visible à l'avant (la fameuse passerelle d'abordage Romaine), solidarisée au mât avant. L'utilisation de deux mâts à plusieurs avantages: Il permet de brasser plus facilement deux voiles moyennes qu'une très grande, et ensuite les mâts se replient plus facilement en cas de manœuvre.

Il n'est pas certain que comme les Hellènes, les Romains laissaient au port systématiquement leurs mâts et voiles en cas de bataille. Enfin, les esprits avisés auront noté qu'ayant deux rangées d'avirons, cette galère était une birème. En fait, la configuration standard d'une Tétrère était de deux thranites (banc du haut), un zygite (milieu), et un seul thalamite (bas) par bordée, manoeuvrant trois avirons sur trois rangée, comme la trière, ou bien deux Zygites et deux Thalamites maniant deux rangées d'avirons. On présume de nos jours que les "4" et "5" et au-delà avaient au maximum trois rangs de rames. Mais rien interdisait de construire un navire à deux rangs, comptant plus de rameurs par aviron, en l'occurrence trois zygites et deux thalamites par bordée. Pour exemple, la Heptère Grecque. Cependant la plupart des bas-reliefs et rares mosaïques précises attestent de l'utilisation de "navires cataphractes" à trois rangées d'apostis (donc de rames).